3 mois pour migrer tes données. Ton prestataire te prend pour un c*
Vincent Ryckbosch · 23 septembre 2026
3 mois pour migrer tes données. Ton prestataire te prend pour un c*
Ton vieux logiciel de gestion te pourrit la vie depuis 2019. Tu restes juste car il te tient par la migration.
Et franchement, tu avais raison. Pendant vingt ans, changer d'outil, c'était LE projet qui fait pleurer les assistantes, vieillir les DSI et disparaître ton historique. « Ah mais les dossiers d'avant 2020, on les a pas repris. » Les équipes se débrouilleront...
Je sais de quoi je parle. J'ai passé des années là-dedans, dans la PI et la pharma, en environnement validé. Le monde où déplacer une colonne demande une signature, et où la signature demande une réunion.
Je t'explique un projet type : 6 mois (avec de la chance). Un expert IT, un expert métier, le fournisseur, un chef de projet, un valideur. Et Jean-Michel. Bon, personne ne sait ce que fait Jean-Michel. Lui non plus. Mais il est la à tous les calls.
Trente réunions. Un Excel de mapping avec 14 onglets. Quarante minutes de débat sur le format d'une date. Et à la fin, le métier qui découvre au bout de 2 mois que la colonne « statut » ne veut plus rien dire.
Bloor Research a mesuré le résultat : 84 % des migrations faites à la main finissent hors délai ou hors budget. Pas les mauvaises. Toutes.
Cet été, un client. Plus de 600 000 enregistrements, dans un vieil outil sans API, pas mis à jour depuis Sarkozy. Le genre de dossier qui m'aurait tué mes vacances il y a encore deux ans.
Dix jours.
Pas dix jours pour extraire. Dix jours pour tout : extraction, mapping, contrôle qualité sur chaque champ, documentation, vérification finale. Deux allers-retours avec le métier. Jean-Michel n'a même pas été prévenu.
Ce n'est pas moi qui suis devenu génial. C'est l'outil qui a changé de siècle. Quand Anthropic a annoncé en février que son IA savait lire du vieux COBOL, IBM a perdu 13 % en bourse dans la journée. Le marché a compris en une matinée que le business du « c'est compliqué, comptez un semestre » venait de rendre l'âme.
« Mais mon logiciel n'a pas d'API. » L'IA s'en fiche. Elle lit ton export CSV moche, ton PDF scanné en 2011, tes captures d'écran. Tu lui donnes ce que tu as.
Donc le changement d'outil n'est plus lourd. il est relou pendant 10 jours. Comme des travaux dans ta cuisine mais sans poussière.
Le prestataire qui ose te chiffrer encore ça en mois, soit il est resté bloqué en 2024 🤔, soit il compte sur le fait que tu n'es pas au courant pour se faire un gros billet.
Publié initialement sur LinkedIn. Pour parler SaaS IA, automatisations ou audit IA : VRIA Consulting.