Oracle vient de mettre 700 millions de dollars de côté pour virer des gens
Vincent Ryckbosch · 21 septembre 2026
Oracle vient de mettre 700 millions de dollars de côté pour virer des gens.
Enfin, pas pour les virer. Pour payer les indemnités.
La semaine dernière, des salariés ont reçu un mail à 6h du matin. En gros : « aujourd'hui, c'est ton dernier jour ». J'imagine le café renversé sur le clavier. 21 000 postes en moins en un an, et le groupe écrit noir sur blanc dans ses comptes que l'IA y est pour quelque chose.
Larry Ellison va bien, merci pour lui.
Voilà l'image que tout le monde a de l'IA au boulot. Un mail à 6h, des cartons, un plan social. Du coup, quand je parle d'IA à un patron de PME, il me regarde comme si j'avais débarqué avec une tronçonneuse.
Sauf que chez mes clients, ça ne se passe pas du tout comme ça.
L'un d'eux a une boîte d'une quarantaine de personnes. Il y a un an, son bureau passait ses journées à taper des devis, à répondre aux « il passe quand, le technicien ? » et à saisir des factures. On a branché l'IA sur tout ça.
Personne n'a été viré. Personne.
Par contre, quand son assistante est partie à la retraite, il ne l'a pas remplacée. Quand un commercial s'est barré chez un concurrent, pareil. Le boulot se faisait déjà.
Au bout d'un an : 120 000 € d'économies. Pas de mail à 6h. Un pot de départ, un gâteau, et une annonce qu'on n'a jamais passée.
Maintenant, le truc qui devrait t'empêcher de dormir.
Ce patron-là, tu ne le verras jamais dans le journal. Il n'a rien annoncé, il n'a rien restructuré. Tu vas le croiser sur un appel d'offres, quand il passera sous ton prix avec une meilleure marge que toi. Et en plus il est super sympa.
Quand j'entends « l'IA c'est pas pour nous, on n'est pas Oracle, on ne va pas licencier », j'ai envie de répondre : justement. Personne ne te demande de faire comme Oracle.
Je te demande juste de réfléchir cinq minutes la prochaine fois que quelqu'un part.
Avant de passer l'annonce.
Publié initialement sur LinkedIn. Pour parler SaaS IA, automatisations ou audit IA : VRIA Consulting.